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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:01

 

Cécile et moi avons "fêtés" notre première année de vie commune. On est allé au restaurant pour l'occasion, elle était très contente. J'étais pour ma part indifférent à la chose. Qu'est ce qu'un an de vie commune avec une personne dans toute une vie. Pas grand chose. Je pense qu'il y aurait quelque chose à fêter lorsque je me serais marié avec elle et disons, passé une bonne dizaines d'années ensemble et comme j'ai l'intime conviction que cet évènement n'arrivera jamais d'une part parce que j'en ai pas envie du tout et d'autre part parce que je préférerais finir ma vie à la rue plutôt que de m'enchaîner à quelqu'un, je m'en contrefiche. Pour moi, le mariage c'est un peu comme rester amarré au même port durant un long, très long moment. Je ne pense pas qu'elle soit prête pour ça non plus. Elle m'aime, c'est sur mais ce dont je ne suis pas sur c'est qu'elle veuille s'attacher à un type comme moi. Elle fait bien.

 

 

Le mariage n'est pas la chose que j'avais envie d'aborder. Les expériences nouvelles furent une des mes spécialités lorsque j'étais adolescent. J'aimais faire ce que tout le monde ne faisais pas pas crainte de le faire ou bien par principe : sortir en pleine nuit de chez moi pour aller au parc municipal à 13 ans, essayer de s'ouvrir les veines ou encore demander à ma soeur de sauter d'un mur trop haut. Mon père m'a passé un sacré savons pour avoir jouer à qui osera sauter du plus haut ce jour là, car ma soeur s'est foulée la cheville par ma faute.

Cette fois, il ne s'agit pas d'une expérience d'ado, bien qu'elle aurait pu en faire partie.



 

J'ai passé le week-end dernier chez Tom. J'ai revu mon ancienne cité étudiante et cet appartement qui me parait bien petit comparé à celui dans lequel je suis aujourd'hui. Il m'a présenté à sa copine avec qui il est depuis début janvier. Une jeune fille qui à l'air assez candide je dois dire et un peu niaise mais je la trouve plus jolie que Cécile. Nous avons juste déjeuné ensemble puis elle est partie. Me voila seul avec Tom pour tout un week-end. Le connaissant, on allait encore faire au moins deux nuits blanches en jouant aux jeux vidéo ou alors il avait encore envie de me montrer un de ces trip.

 

- "Elle ne sait pas que je suis schizophrène. C'est mieux comme ça."

 

Il ne lui a pas dit parce qu'il pense que si elle venait à l'apprendre, elle ne resterait pas avec lui. En même temps je la comprends. Si Cécile n'était pas elle même malade, est ce qu'elle arrivera à me comprendre ? Elle n'y arrive déjà pas très bien alors qu'elle a le cerveau aussi en vrac que moi, alors si elle était comme cette fille, je ne sais pas comment ça se passerait. Alors comme ça, s'il ne lui a pas dit c'est qu'il envisage de la garder avec lui. Pourquoi pas, après tout c'est la première fois qu'il est avec quelqu'un. Je me demande si elle vit avec lui. Je jette un rapide coup oeil mais je ne vois rien de nouveau dans l'appartement ni aucune affaires féminines. Le contraire m'aurait étonné, il n'aurait pas accepté une nouvelle présence dans son chez lui aussi facilement. Finalement, il n'avait prévu aucune chose d'extravagante à faire. Nous avons passé l'après midi dans un Ikea et une partie de la soirée à monter des bibliothèques et un lit. Nous mangeons devant la télévision tout en regardant une série. Dans celle-ci, se trouve un couple d'hommes américains qui ont du mal à vivre leur homosexualité dans les années 80. Aujourd'hui le débat sur l'homosexualité et le mariage est au coeur de nombreuses polémiques dans le monde politique. Faut il l'autoriser ou non ? Mais je pense que beaucoup de gens se posent plutôt la question de "Est-ce bien ou mal ?".


 

Nous partons dans un débat animé sur la chose et après au moins une heure à discuter plutôt qu'à regarder la télé Tom se lève et va chercher à boire. Je décide de faire de même. Dans la cuisine, il me demande se que ça pourrait faire d'embrasser un homme alors qu'on en est un soi-même. Une question idiote mais qui, pour celui qui n'y connaît rien, mérite une minute de réflexion. Je réponds qu'embrasser quelqu'un, peut importe son sexe, doit être appréciable si on l'aime vraiment. Si Cécile était un homme je pense que je ne me poserais pas la question. Il me propose d'essayer et j'ai dis "Ok". C'est brusquement qu'il me plaqua contre le mur de la cuisine. Le choc de mes omoplates sur le mur m'avait vraiment fait mal, j'en ai grimacé de douleur. Tom riait de plus belle en me voyant geindre. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il avait fait ça.


- Mais t'es une vraie gonzesse L. ! Je t'ai fais mal ?

- Evidament que tu m'as fais mal tu fais 25kg de plus que moi connard.


Il m'avait embrassé avant que je n'ai eu le temps de rajouter quelque chose. C'était beaucoup moins doux qu'avec Cécile et il y avait un arrière goût de bière dans ma bouche. La barbe de trois jours de Tom m'avait piqué les lèvres, ses mains sur mes bras me tenaient fermement, j'avais mal. C'était tout sauf agréable. Cela n'avait rien à voir avec les baisers que j'avais pu échanger avec ma copine. Avec elle, j'avais l'impression que tout se faisait langoureusement alors qu'ici j'avais eu l'impression d'être brutalisé. C'était vraiment ça deux hommes qui s'embrassent, un rapport de force entre les deux ? Si c'était le cas, alors Tom me battait à plat de couture. Il cessa au bout de quelques secondes. Il avait eu l'impression de me briser en deux, chose qu'il n'était pas loin de faire, et ça l'avait gêné. Qu'est ce que j'aurais dû dire. J'étais complètement crispé, ça ne servait à rien d'aller plus loin. Nous sommes retournés sur le canapé et avons regardé la télé jusque tard dans la nuit. Il n'a pas expliqué son geste depuis. Je pense que le fait de tester quelque chose ne nouveau l'avait mis en joie. Il est parfois très maladroit lorsqu'il se laisse submergé par ses émotions. Ce ne sont que des suppositions. J'ai eu du mal à m'endormir. Thomas ne m'a jamais fait mal depuis que je le connais. Il est mon meilleur ami, le seul pour ainsi dire. Nous nous connaissons depuis que nous sommes à l'école primaire et même lorsque je voyageais loin avec mes parents, nous étions toujours en contact. Il avait toujours une idée complètement frappée en tête et faire des tests à la con sur tout et n'importe quoi était notre lot quotidien. Je n'ai jamais eu peur de lui mais ce soir la, s'il avait voulut me faire vraiment mal il aurait pu. Je ne sais pas s'il s'est réellement rendu compte qu'il avait été violent. Je suis venu à me demander s'il avait prit ses médicaments ce soir là. Une question restait en suspend : pourquoi ?

 

 

Le lendemain, j'avais des bleus sur les bras. Je lui ai dis que je j'avais pas du tout aimé ce qu'il c'était passé hier soir. Pour la première fois de ma vie j'ai eu peur qu'il m'arrive quelque chose avec lui. C'était absurde car je sais au fond de moi qu'il ne ferait jamais rien pour me blesser mais c'était inconsciemment là. Lorsque je lui ai montré mes bras, il n'arrivait pas à croire que c'était lui qui avait pu faire ça. Il n'avait pas mesuré sa force et ne l'avait pas fait exprès, c'est ce qu'il m'a dit. Exactement comme je l'avais pensé. Bien qu'il se soit excusé plusieurs fois, je suis tout de même parti sur les coups de midi. J'avais envie de rentrer chez moi. Il m'avait juré que jamais il ne me ferait de mal mais j'ai eu tout de même peur après coup. En rentrant, j'en ai parlé à Cécile qui n'a confirmé ce que je savais déjà sur Tom. Elle n'a dit que je devais laisser couler de l'eau sous les ponts pendant un petit moment, mais que je devais faire attention. Même si c'est Tom, je ne dois pas oublier qu'il est malade. Je lui ai répondu que j'étais aussi malade. Elle m'a répondu que contrairement à lui, je n'entendais aucune voix. Elle n'avait pas vraiment tord.

 

Je n'ai pas revu Thomas de la semaine. Je n'ai plus repensé aux événements de samedi soir. Il m'a appelé le dimanche d'après afin de prendre de mes nouvelles. Je ne ressentais plus le malaise que j'avais ressenti quelques jours plus tôt. Lui se sentait coupable. Sa voix au téléphone était blanche. Généralement lorsqu'il fait une connerie, peut importe laquelle, il ne s'en aperçoit que plus tard. Il me demanda de passer chez lui. J'y suis allé sans trop réfléchir. Je n'aime pas le savoir mal. Il a une forte tendance à être excessif lorsque ça ne va pas et je préfère tuer le mal dans œuf avant que ça ne dégénère. Il n'est pas aussi dépressif que moi alors il ne risque pas de faire de bêtises mais il pourrait entrer dans un délire et je n'ai vraiment pas envier de jouer les gardes malade pendant plusieurs jours chez lui, pas en ce moment. Je me demande si sa copine arrive à gérer lorsque cela arrive. En arrivant, il était assis dans son fauteuil de bureau, la mine grise et l'air de ne pas avoir dormi. Sa voix était vide. Moi qui craignait qu'il fasse un délire, il était en fait en plein dedans. Il m'avoua ne pas avoir prit ses médicaments depuis lundi. Qu'il les oubli une fois n'est pas grave, mais tout une semaine et c'est son côté de sa personnalité que je n'aime pas qui se pointe. J'ai appris à vivre avec ça et je gère très bien la chose seulement la, je me rends compte que mon meilleur ami est avant tout un basketteur de 1m85 qui pourrait me mettre K.O. en une claque. Je me dirige vers sa boite à médicaments et je les compte. Cela fait 5 jours qu'il n'a rien pris. Je lui donne ce qu'il faut pour une prise ainsi que des anxiolytiques afin qu'il dorme un peu, chose qu'il n'avait pas du faire depuis hier. Je l'entends venir vers moi et me retourne pour lui donner ses médicaments sans le regarder en face. Il prend le verre d'eau et je glisse de côté pour me dégager de là.


- Tu as peur ?


Je n'en savais trop rien si c'était de la peur ou bien si j'étais fâché. Je ne lui en voulais pas pour ce qu'il avait fait. C'était un crétin mais un crétin gentil. J'avais peur de ce qu'il pouvait devenir à tout moment à cause de sa schizophrénie. Les schizophrènes ne sont pas violents d'habitude mais que se passerait il s'il le devenait tout à coup. Parce que c'est moi il ne me ferait rien. J'ai pensé cela pendant très longtemps et aujourd'hui cette pensée ne me réconforte plus. Je n'ai rien répondu car je ne savais pas quoi répondre. Oui et non étaient toutes deux des réponses fausses. C'était mon meilleur ami, je n'avais rien à craindre de lui jamais, mais une petite voix à l'intérieur de moi ne pouvait pas arrêter de dire oui. Il s'est approché de moi. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de lui, contrôlant chacun de ses mouvements. J'ai reculé jusqu'à buter contre le mur. Les seuls mots qui ont franchi ma bouche à ce moment là furent : "Qu'est ce que tu veux ?" Il a dit qu'il n'y avait aucune raison pour que j'ai peur de lui. Qu'il préférerait mourir plutôt que de me faire du mal. J'en ai conclu que si c'était vrai, je n'avais alors rien à craindre. Thomas est du genre à mettre sa vie en jeu pour n'importe quoi mais je ne dois pas oublié qu'il m'a déjà sauvé la vie, une fois. La cicatrice sur son cou en est la preuve. Il me promit de prendre ses médicaments sans oublier une seule fois si j'acceptais de lui pardonner. Pendant un court instant, je me suis demandé ce qu'il arriverait si je refusais. J'ai naturellement pardonné son geste sans réserve. Il a franchi les derniers centimètres qui nous séparaient et s'est collé à moi, m'a agrippé par les hanches puis m'a soulevé. Je ne touchais plus que le sol que par la pointe des pieds. Tom m'a embrassé. Je n'avais pas peur mais je me sentais confus, je ne savais pas quoi faire. Étrangement il était très doux. Je pouvais voir le contour de sa bouche sans barbe et ses gestes n'étaient plus aussi brusques que la dernière fois. Il me demanda de fermer les yeux sinon "ce ne serait pas agréable". Je l'ai fais et je me suis également accroché à son t-shirt pour ne pas avoir l'impression de tomber constamment. Il a mis son pouce dans ma bouche, je suppose pour que j'arrête de serrer les dents. C'était un baiser très intime et je me suis laissé faire comme un pantin. Ca n'a dû durer qu'une minute et pourtant j'avais l'impression d'être coincé entre le mur et son torse pendant une demie-heure. Quand j'ai enfin retouché le sol j'avais du mal à respirer. Contrairement à la dernière fois, je me sentais bien j'avais même apprécié. Cela n'avait rien à voir avec les baisers que j'échangeais avec Cécile. Il m'arrivait d'être langoureux avec elle mais je ne ressentais pas ça. En retournant à la cuisine, il m'a dit qu'il faisait la même chose avec sa copine et que ça lui plaisait. Il ne voulait pas rester sur quelque chose de déplaisant entre lui et moi. J'étais plutôt d'accord mais je pensais que ça allait se régler devant une bière au bar à coté de l'université, pas en me roulant un patin contre un mur. Il faut reconnaître que ce n'était pas désagréable si on le compare à la dernière fois. Il me tendit un essuie tout. J'ai essuyé la bave à la commissure de mes lèvres puis je suis allé à l'évier me passer le visage à l'eau froide. J'étais rouge comme un homard. J'avais aimé ce qu'il avait fait même si c'était toujours aussi maladroit à mes yeux. Je n'ai jamais encore ressenti une telle chose avec Cécile.



Ressentir, c'est ça qui pour moi était une expérience nouvelle. Le sentiment de désir est quelque chose que je n'avais encore jamais vraiment ressentis jusque là. Je ne me suis jamais intéressé à l'amour, au sex, à l'autre. Cécile est pour moi le moyen de ressentir toutes ces choses. J'en ai compris beaucoup avec elle et j'ai pu ressentir du désir pour quelqu'un. Lorsqu'elle rentre du travail et qu'elle m'embrasse, j'aime ça. Lorsqu'on se fait des câlins devant la télé, j'aime ça. Ce que j'avais fait avec Thomas ce jour là, j'ai aimé aussi. Je ne suis pas amoureux de lui, il est toujours mon ami à mes yeux. La seule chose que j'ai aimé, c'est quand il m'a embrassé comme ça. Je ne saurais pas l'expliquer clairement mais c'est un peu comme si j'avais embrassé Cécile pour la première fois. J'ai eu mal au ventre, j'ai eu chaud, les mains moites. C'était quelque chose de nouveau et de connu à la fois. Même si c'était un homme, c'était bon. J'en ai déduis que peu importe qui nous embrasse, que ce soit un homme ou une femme, on ressent certaines choses qui sont incontrôlables même pour quelqu'un comme moi. J'ai eu chaud à mon coeur congelé.



Nous ne nous sommes reparlés que le mardi qui suivi. Cécile a insisté pour qu'il nous présente sa copine alors nous sommes sortis le soir même au restaurant. Ils étaient déjà là tous les deux en train de boire un verre. Même si elle est jolie, je préfère quand même ma copine à la sienne. Elle a l'air moins niaise et puis, c'est Elle ce n'est pas pareil. Nous nous sommes assis et avons commandé à boire. Il a fait les présentations. Elle est esthéticienne et ils ont le même âge. Elle s'appelle S. Je lui demande comment il a bien pu la rencontrer. A moins qu'il n'aille chez l'esthéticienne en cachette, je ne vois pas comment. Elle me répond aussitôt qu'il lui a donné son numéro de téléphone dans le bus et qu'elle l'a rappelé parce qu'elle le trouvait mignon. Tout est parti de la. C'est typique de lui. Il tente le coup pour le coup et si ça ne marche pas, il n'en subit jamais les conséquences. Nos boissons arrivent, il plonge sa paille dans son orangina et fait des bulles, visiblement désintéressé par la discussion. Un vrai gamin. Sa copine lui donne un coup de coude pour qu'il arrête mais il sourit et continue de plus belle. Je couche ma tête sur la tombe pour me mettre à son niveau et il finit par me regarder avec insistance.


- Qu'est-ce qui y a ?

- T'es vraiment tout petit.

- C'est parce que tu es une girafe que tu dis ça.


Il sort la tête de son verre et se rapproche de la mienne tout en montrant sa copine du doigt. Il me parle discrètement.


- Elle n'a pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour m'embrasser, elle.

 

J'ai compris où il voulait en venir. Il avait finalement déculpabilisé ce qui c'était passé samedi soir alors il se plaisait à me taquiner. Comme il sait très bien que je ne marche qu'une fois sur dis, il essaie. Je rentre dans le jeu pour lui montrer que je ne lui enveux pas. Je pointe Cécile du doigt lui répond.

 

- Ma copine n'est pas une brute.

- La mienne n'est pas en sucre.

 

Je demande à Cécile si je suis en sucre. Elle ne comprend pas du tout où je veux en venir et se met à rire. Elle finit par répondre que non, au contraire je suis plutôt tenace. Je me retourne vers Tom, un air victorieux sur le visage. Il me regarde perplexe en machouillant sa paille.

 

- Mouais... Et est-ce qu'il couine quand tu l'embrasses ?

 

A la fin de sa phrase, mon verre de menthe à l'eau est directement parti se loger dans sa tronche.

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commentaires

N

Bonjour


Je viens de découvrir votre blog et j'ai compris que j'étais schizoïde il n'y a pas longtemps. Pour votre age vous avez un sacré recul. Mon article préféré c'est celui où vous écrivez que votre
copine a changé un peu et que vous vous faites la réflexion qu'on ne peut pas changer l'autre mais que l'autre peut changer (et donc soi même aussi car on est toujours l'autre pour quelqu'un)
avec un effort sur soi-même. C'est ma philosophie. C'est mon optimisme. Cela a fait chaud a mon coeur tiède.


Bonne route


Norbert


 
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B

"J'ai eu chaud à mon coeur congelé"


Très jolie formule.
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  • : J'ai décidé d'ouvrir ce blog et de laisser mon témoignage sur ma vie en tant que schizoïde au quotidien. Il pourrait être utile à tous ceux qui souffrent de la même pathologie, afin de découvrir les autres sous un angle différent, ainsi qu'à leurs proches qui pourraient être à même de mieux les comprendre.
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