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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 00:54

 

Il y a longtemps que je n'avais plus écris sur mon blog. Il faut dire que j'ai été très occupé depuis la dernière fois et qu'il m'est arrivé pas mal de choses.



 

Dans un premier temps, ma relation avec Cécile n'a pas vraiment évolué dans le bon sens, disons.

Depuis le temps que nous avions passé ensemble, je pensais qu'elle savait comment je fonctionnais, ce qu'il fallait faire et ne pas faire avec moi, le schizoïde de seconde zone. J'ai été vraiment surpris. Lors de la fin de ma licence l'année dernière au mois de juin, j'étais sous pression à cause en grande partie de mes examens. Il ne me restait que peu de temps pour étudier convenablement car j'ai du faire face à beaucoup d'angoisse les derniers temps, chose qui m'a véritablement paralysé. La source de ces angoisses était dû en très grande partie à moi même. Je me suis mis une pression inutile sur le dos entre mes dossiers à rendre pour mon entrée en master et le temps qu'il me restait avant l'échéance. Dans ces cas là, il m'arrive fréquemment d'en faire beaucoup trop. Résultat, je me suis retrouvé lessiver, complètement à la masse, impossible de travailler dans de bonnes conditions sans tremblements ni suées. Il a donc fallut que je me remette au travail plutôt que de tout remettre à demain. J'ai augmenté les doses d'anxiolytiques pour arriver à mes fins. En parallèle, Cécile était très avenante, me proposant de faire les tâches ménagères à ma place, elle m'apportait souvent du réconfort quand j'en avais besoin avec un mot gentil, une attention. De son côté, elle avait beaucoup de travail aussi à cause du départ à la retraite d'une collègue. Autrement dit, nous étions tout les deux très occupés. Ainsi, nous n'avions que peu de temps pour nous. A vrai dire, cela ne m'a pas vraiment dérangé. J'étais bien trop focalisé sur mon objectif à la fac pour penser à elle, du moins pour penser à elle comme elle l'aurait voulu. Bien sur, je vivais avec elle alors penser à elle durant la journée, c'était devenu naturel.

 

"Il est tard, quand va-t-elle rentré ? - Tiens, elle a appelé. Je devrais en faire autant. - Je vais lui demander si elle peut passer à la pharmacie. - Elle sortira tard ce soir, je vais faire à manger quelque chose qu'elle apprécie. - Et si on allait se promener ?"

 

Penser à ce genre de choses était devenu courant, je le faisais presque sans y réfléchir vraiment. Lorsque j’eus mes résultats et que je pus constater que mes efforts avaient porté leurs fruits, la pression retomba considérablement. J'ai profité du mois qui suivi pour ne rien faire et me consacrer à ce que j'avais envie de faire mais que j'avais du mettre de côté durant un long moment. Lire des livres hors programme, faire de la musique, jouer aux jeux vidéo, regarder la télé, autant de chose très simples mais auquel je ne pouvais pas sacrifier mon temps précieux. Cécile avait pris quinze jours de vacances afin que l'on soit tout les deux. Cependant, il y avait quelque chose que je n'avais pas prévu.

 

Le climat était bon enfant, l'appartement calme, je me rappelle avoir été bien ce matin là. Cécile vint me voir tout miel, très souriante et s'est assise à côté de moi sur le canapé. Elle m'enlaça et me demanda si j'étais prêt à "passer la vitesse supérieure". J'ai pris ça comme une demande de câlins qui se serait fini dans la chambre mais j'avais tord. Elle m'a demandé si je voulais qu'on se marie. Comme le ton était léger, je pensais qu'elle plaisantait. Pas du tout. Après avoir répondu non une première fois, elle me regarde dans les yeux, et réitère sa demande avec bien plus de sérieux. Cette fois je sais qu'elle ne plaisante pas. Je me souviens avoir arrêté tout ce que je faisais et lui avoir répondu avec fermeté : "Non, bien sur que non". Très déçue, elle m'a d'abord demandé pourquoi. La raison me paraissait évidente. Je n'étais pas prêt et je n'avais aucune envie de me marier avec elle. J'étais bien trop surpris pour réfléchir plus en profondeur. C'était non, tout simplement. Elle est alors partie en pleurant dans la chambre. Que devais-je faire ? Je savais bien que la question n'allait pas être réglée rapidement aussi, un autre problème bien plus grand pointait son nez. Comment le lui faire comprendre.

Je suis allé à sa rencontre. Bien sur, elle pleurait à chaudes larmes. Je me suis assis sur le lit et j'ai essayé de la calmer. Sans succès. Elle ne voulait rien entendre, disant qu'elle avait fait beaucoup d'efforts envers moi pour que je me sente bien et que j'avais une drôle de façon de lui dire merci. C'est plutôt moi qui trouvais sa façon bizarre, on ne remercie pas quelqu'un en se mariant avant lui. Pour moi, le mariage représentait une union sur le long, très long terme. J'avais l'exemple de mes parents en tête. Bien entendu, je ne voulais pas de ça du tout. Notre couple fonctionnait bien depuis quelques temps à dire vrai alors je ne comprenais pas ce revirement de situation, ce qu'elle attendait de moi, ce qu'elle cherchait. En fait, tout devint plus clair. Elle avait fait des efforts et attendait quelque chose en retour de ma part, une récompense en quelque sorte. Mais je lui ai bien dit ce qu'elle savait sûrement déjà, je ne fonctionne pas ainsi. Il était inutile d'attendre autant de ma part surtout de cette manière. Il était impossible de ça fonctionne.  Mais elle campait ses positions, inconsolable. Elle m'a demandé si je l'aimais. A ce moment là, il y eu comme une mise en veille de mon cerveau. J'ai répondu que je ne savais pas. Ce fut la seule réponse qui vint à mon esprit embrouillé. Je suis sorti de la chambre et me suis soudain dis : je le lui dis que je l'aime, ne va-t-elle pas se faire plus d'illusions ? Et si je lui dis que je ne l'aime pas en fait, elle risque d'être brisée. Et puis au bout du compte, pour la première fois depuis longtemps, je me suis demandé : et qu'est ce que je veux, moi ?



Ce que je voulais : m'échapper de cette situation au plus vite.



J'ai pris mon courage à deux mains. Je suis entré dans la chambre et je lui ai calmement dis que ce n'était plus possible. Nous ne pouvions plus rester ainsi. Elle se faisait visiblement du mal, attendant des sentiments, des espérances qui ne viendraient probablement jamais et moi, je restais complètement passif de cette situation qu'elle voulait à tout prix que je prenne en main, que je sois un homme qui veille sur elle, la protège comme elle le désirait. Que j'endosse le rôle qui me revenait. Un rôle que je ne pourrais jamais assumer pleinement. Je sentais bien que c'était la bonne décision à prendre pour moi car je me suis sentis tout de suite soulagé. Par contre, pour Cécile se fut la douche froide. Elle est soudainement devenue méchante, passant de la tristesse à la haine en un instant. J'ai été traité de bien des noms sans rien répliquer puis, elle a cherché à me frapper maladroitement. J'ai attrapé ses mains afin qu'elle arrête son manège. En la relâchant, elle m'a fait remarquer que j'y avais laissé des marques rouges et qu'elle allait trouver la police pour lui avoir fait du mal. Bien sur j'avais serré, mais de la à dire que c'était de la maltraitance, elle y allait fort. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait. Elle a répondu qu'elle voulait que je ressente ce qu'elle ressentait en ce moment, qu'elle ne me lâcherait pas tant que je n'aurais pas mal, que j'avais gâché sa vie. Je suis sorti de la pièce, j'ai voulu prendre le téléphone pour appeler sa mère mais elle m'a tiré par la chemise, me disant que je devais rester avec elle. Je ne pouvais pas lui parler, elle ne cessait de crier sans vouloir se calmer. Au moment où elle tenta de m'arracher le téléphone des mains, j'ai crié moi aussi. Un "ça suffit" très sonore en lui montrant le revers de ma main comme si je m’apprêtais à la gifler. A peine mon geste avait il commencé que je l'avais arrêté, regrettant immédiatement. Elle a eu peur, s'est protégé le visage et s'est finalement assise au sol, stoppant tout cris. Je me suis fais peur moi même, me demandant ce qui m'était arrivé. J'ai profité de ce temps mort pour téléphoner à sa mère qui est venue la récupérer un peu plus tard.



Je n'ai pu rester toute la nuit dans l'appartement alors je suis rentré chez mes parents. J'y suis resté tout cet été. Cécile m'appelait tout les jours. Je n'ai répondu qu'une fois, le lendemain de notre dispute pour m'excuser. Elle n'avait pas l'air de m'en tenir rigueur et voulait plus que tout que l'on recommence comme avant. Ce n'était pas envisageable pour moi. Je lui ai expliqué longuement qu'il fallait mieux en arrêter là avant de se faire plus de mal. Je parlais dans le vide. Bien plus tard j'ai rencontré sa mère. Elle avait bien compris mon discours et ne cherchait pas à revenir la dessus, elle m'a plutôt parlé de sa fille. Cécile était très déprimée, elle ne voulait plus travailler. Cela devenait problématique alors elle s'est mise en maladie. Sa mère a demandé à son psychiatre qu'elle soit mise en observation pour au moins un jour car elle se faisait du mal, dormait et mangeait peu, n'avait plus le goût à rien. Elle est restée à l'hôpital une semaine. Plus qu'une peine de cœur, elle sombrait dans la dépression. Je recevais de nombreux sms et mail tout aussi incohérents les uns que les autres. Un jour, elle disait m'aimer énormément. Le lendemain j'étais le responsable de son malheur. Elle disais que j'étais l'amour de sa vie, puis me comparait à son père, ne m'écrivait qu'un seul mot parfois. 



J'ai su avant de reprendre les cours que l'appartement avait été reloué. Cécile habitait chez sa mère et n'a repris le travail qu'au mois de novembre ou de décembre, je ne m'en souviens plus. Ses derniers messages datent du mois de janvier. A ma demande, sa mère me téléphonait tout les mois. J'avais peur qu'elle se suicide mais apparemment, elle n'avait rien eu de tout cela en tête. Le dernier appel au mois de mars me disait qu'elle était partie avec des amies en Espagne. J'ai demandé à ce qu'elle n'appelle plus. Pomponette est allée habiter chez sa maîtresse.







En relativisant, je me suis bien rendu compte que j'avais une part de responsabilité dans ce qui lui était arrivé. Je n'ai pas du être très diplomate mais j'avais peur, si peur d'être prisonnier d'elle, de "nous", que je me suis lâchement enfuit. Je n'ai pas vraiment eu de remords car d'un côté, je me suis dis que j'avais échappé à une situation qui m'aurait tout ou tard dépassé. Alors oui, j'ai été triste. Je m'étais investis avec elle, avec nous. J'ai passé de très bons moments. Pas une larme n'a coulé de mes yeux. Pourtant intérieurement, je me sentais mal. J'avais cette impression douloureuse d'avoir raté, manqué quelque chose. J'aurais pu avoir une vie normale, rentrer un peu plus dans le moule que la société fabrique pour nous tous, un moule dans lequel on se doit d'entrer quitte à ce qu'il ne soit pas de notre taille car c'est ainsi que fonctionne "la norme". Mais au font, qu'est ce que la norme ? Est il normal de vouloir être à l'image de tous au prix de notre propre bonheur ? Lorsque je me suis mis en couple avec Cécile, je pensais être un peu plus vivant aux yeux de la société, d'en faire pleinement partie. Je n'avais plus l'impression d'être une personne schizoïde, d'être vu comme un pariât de la société qui devait forcément être à part et traité avec des conventions spéciales. Cette expérience m'a indéniablement changé. Je n'ai jamais voulu le malheur de qui que ce soit et certainement pas d'elle. Je la remercie pour cela.

Aujourd'hui, je vis et vois mon monde sous un angle nouveau.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:01

 

Cécile et moi avons "fêtés" notre première année de vie commune. On est allé au restaurant pour l'occasion, elle était très contente. J'étais pour ma part indifférent à la chose. Qu'est ce qu'un an de vie commune avec une personne dans toute une vie. Pas grand chose. Je pense qu'il y aurait quelque chose à fêter lorsque je me serais marié avec elle et disons, passé une bonne dizaines d'années ensemble et comme j'ai l'intime conviction que cet évènement n'arrivera jamais d'une part parce que j'en ai pas envie du tout et d'autre part parce que je préférerais finir ma vie à la rue plutôt que de m'enchaîner à quelqu'un, je m'en contrefiche. Pour moi, le mariage c'est un peu comme rester amarré au même port durant un long, très long moment. Je ne pense pas qu'elle soit prête pour ça non plus. Elle m'aime, c'est sur mais ce dont je ne suis pas sur c'est qu'elle veuille s'attacher à un type comme moi. Elle fait bien.

 

 

Le mariage n'est pas la chose que j'avais envie d'aborder. Les expériences nouvelles furent une des mes spécialités lorsque j'étais adolescent. J'aimais faire ce que tout le monde ne faisais pas pas crainte de le faire ou bien par principe : sortir en pleine nuit de chez moi pour aller au parc municipal à 13 ans, essayer de s'ouvrir les veines ou encore demander à ma soeur de sauter d'un mur trop haut. Mon père m'a passé un sacré savons pour avoir jouer à qui osera sauter du plus haut ce jour là, car ma soeur s'est foulée la cheville par ma faute.

Cette fois, il ne s'agit pas d'une expérience d'ado, bien qu'elle aurait pu en faire partie.



 

J'ai passé le week-end dernier chez Tom. J'ai revu mon ancienne cité étudiante et cet appartement qui me parait bien petit comparé à celui dans lequel je suis aujourd'hui. Il m'a présenté à sa copine avec qui il est depuis début janvier. Une jeune fille qui à l'air assez candide je dois dire et un peu niaise mais je la trouve plus jolie que Cécile. Nous avons juste déjeuné ensemble puis elle est partie. Me voila seul avec Tom pour tout un week-end. Le connaissant, on allait encore faire au moins deux nuits blanches en jouant aux jeux vidéo ou alors il avait encore envie de me montrer un de ces trip.

 

- "Elle ne sait pas que je suis schizophrène. C'est mieux comme ça."

 

Il ne lui a pas dit parce qu'il pense que si elle venait à l'apprendre, elle ne resterait pas avec lui. En même temps je la comprends. Si Cécile n'était pas elle même malade, est ce qu'elle arrivera à me comprendre ? Elle n'y arrive déjà pas très bien alors qu'elle a le cerveau aussi en vrac que moi, alors si elle était comme cette fille, je ne sais pas comment ça se passerait. Alors comme ça, s'il ne lui a pas dit c'est qu'il envisage de la garder avec lui. Pourquoi pas, après tout c'est la première fois qu'il est avec quelqu'un. Je me demande si elle vit avec lui. Je jette un rapide coup oeil mais je ne vois rien de nouveau dans l'appartement ni aucune affaires féminines. Le contraire m'aurait étonné, il n'aurait pas accepté une nouvelle présence dans son chez lui aussi facilement. Finalement, il n'avait prévu aucune chose d'extravagante à faire. Nous avons passé l'après midi dans un Ikea et une partie de la soirée à monter des bibliothèques et un lit. Nous mangeons devant la télévision tout en regardant une série. Dans celle-ci, se trouve un couple d'hommes américains qui ont du mal à vivre leur homosexualité dans les années 80. Aujourd'hui le débat sur l'homosexualité et le mariage est au coeur de nombreuses polémiques dans le monde politique. Faut il l'autoriser ou non ? Mais je pense que beaucoup de gens se posent plutôt la question de "Est-ce bien ou mal ?".


 

Nous partons dans un débat animé sur la chose et après au moins une heure à discuter plutôt qu'à regarder la télé Tom se lève et va chercher à boire. Je décide de faire de même. Dans la cuisine, il me demande se que ça pourrait faire d'embrasser un homme alors qu'on en est un soi-même. Une question idiote mais qui, pour celui qui n'y connaît rien, mérite une minute de réflexion. Je réponds qu'embrasser quelqu'un, peut importe son sexe, doit être appréciable si on l'aime vraiment. Si Cécile était un homme je pense que je ne me poserais pas la question. Il me propose d'essayer et j'ai dis "Ok". C'est brusquement qu'il me plaqua contre le mur de la cuisine. Le choc de mes omoplates sur le mur m'avait vraiment fait mal, j'en ai grimacé de douleur. Tom riait de plus belle en me voyant geindre. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il avait fait ça.


- Mais t'es une vraie gonzesse L. ! Je t'ai fais mal ?

- Evidament que tu m'as fais mal tu fais 25kg de plus que moi connard.


Il m'avait embrassé avant que je n'ai eu le temps de rajouter quelque chose. C'était beaucoup moins doux qu'avec Cécile et il y avait un arrière goût de bière dans ma bouche. La barbe de trois jours de Tom m'avait piqué les lèvres, ses mains sur mes bras me tenaient fermement, j'avais mal. C'était tout sauf agréable. Cela n'avait rien à voir avec les baisers que j'avais pu échanger avec ma copine. Avec elle, j'avais l'impression que tout se faisait langoureusement alors qu'ici j'avais eu l'impression d'être brutalisé. C'était vraiment ça deux hommes qui s'embrassent, un rapport de force entre les deux ? Si c'était le cas, alors Tom me battait à plat de couture. Il cessa au bout de quelques secondes. Il avait eu l'impression de me briser en deux, chose qu'il n'était pas loin de faire, et ça l'avait gêné. Qu'est ce que j'aurais dû dire. J'étais complètement crispé, ça ne servait à rien d'aller plus loin. Nous sommes retournés sur le canapé et avons regardé la télé jusque tard dans la nuit. Il n'a pas expliqué son geste depuis. Je pense que le fait de tester quelque chose ne nouveau l'avait mis en joie. Il est parfois très maladroit lorsqu'il se laisse submergé par ses émotions. Ce ne sont que des suppositions. J'ai eu du mal à m'endormir. Thomas ne m'a jamais fait mal depuis que je le connais. Il est mon meilleur ami, le seul pour ainsi dire. Nous nous connaissons depuis que nous sommes à l'école primaire et même lorsque je voyageais loin avec mes parents, nous étions toujours en contact. Il avait toujours une idée complètement frappée en tête et faire des tests à la con sur tout et n'importe quoi était notre lot quotidien. Je n'ai jamais eu peur de lui mais ce soir la, s'il avait voulut me faire vraiment mal il aurait pu. Je ne sais pas s'il s'est réellement rendu compte qu'il avait été violent. Je suis venu à me demander s'il avait prit ses médicaments ce soir là. Une question restait en suspend : pourquoi ?

 

 

Le lendemain, j'avais des bleus sur les bras. Je lui ai dis que je j'avais pas du tout aimé ce qu'il c'était passé hier soir. Pour la première fois de ma vie j'ai eu peur qu'il m'arrive quelque chose avec lui. C'était absurde car je sais au fond de moi qu'il ne ferait jamais rien pour me blesser mais c'était inconsciemment là. Lorsque je lui ai montré mes bras, il n'arrivait pas à croire que c'était lui qui avait pu faire ça. Il n'avait pas mesuré sa force et ne l'avait pas fait exprès, c'est ce qu'il m'a dit. Exactement comme je l'avais pensé. Bien qu'il se soit excusé plusieurs fois, je suis tout de même parti sur les coups de midi. J'avais envie de rentrer chez moi. Il m'avait juré que jamais il ne me ferait de mal mais j'ai eu tout de même peur après coup. En rentrant, j'en ai parlé à Cécile qui n'a confirmé ce que je savais déjà sur Tom. Elle n'a dit que je devais laisser couler de l'eau sous les ponts pendant un petit moment, mais que je devais faire attention. Même si c'est Tom, je ne dois pas oublier qu'il est malade. Je lui ai répondu que j'étais aussi malade. Elle m'a répondu que contrairement à lui, je n'entendais aucune voix. Elle n'avait pas vraiment tord.

 

Je n'ai pas revu Thomas de la semaine. Je n'ai plus repensé aux événements de samedi soir. Il m'a appelé le dimanche d'après afin de prendre de mes nouvelles. Je ne ressentais plus le malaise que j'avais ressenti quelques jours plus tôt. Lui se sentait coupable. Sa voix au téléphone était blanche. Généralement lorsqu'il fait une connerie, peut importe laquelle, il ne s'en aperçoit que plus tard. Il me demanda de passer chez lui. J'y suis allé sans trop réfléchir. Je n'aime pas le savoir mal. Il a une forte tendance à être excessif lorsque ça ne va pas et je préfère tuer le mal dans œuf avant que ça ne dégénère. Il n'est pas aussi dépressif que moi alors il ne risque pas de faire de bêtises mais il pourrait entrer dans un délire et je n'ai vraiment pas envier de jouer les gardes malade pendant plusieurs jours chez lui, pas en ce moment. Je me demande si sa copine arrive à gérer lorsque cela arrive. En arrivant, il était assis dans son fauteuil de bureau, la mine grise et l'air de ne pas avoir dormi. Sa voix était vide. Moi qui craignait qu'il fasse un délire, il était en fait en plein dedans. Il m'avoua ne pas avoir prit ses médicaments depuis lundi. Qu'il les oubli une fois n'est pas grave, mais tout une semaine et c'est son côté de sa personnalité que je n'aime pas qui se pointe. J'ai appris à vivre avec ça et je gère très bien la chose seulement la, je me rends compte que mon meilleur ami est avant tout un basketteur de 1m85 qui pourrait me mettre K.O. en une claque. Je me dirige vers sa boite à médicaments et je les compte. Cela fait 5 jours qu'il n'a rien pris. Je lui donne ce qu'il faut pour une prise ainsi que des anxiolytiques afin qu'il dorme un peu, chose qu'il n'avait pas du faire depuis hier. Je l'entends venir vers moi et me retourne pour lui donner ses médicaments sans le regarder en face. Il prend le verre d'eau et je glisse de côté pour me dégager de là.


- Tu as peur ?


Je n'en savais trop rien si c'était de la peur ou bien si j'étais fâché. Je ne lui en voulais pas pour ce qu'il avait fait. C'était un crétin mais un crétin gentil. J'avais peur de ce qu'il pouvait devenir à tout moment à cause de sa schizophrénie. Les schizophrènes ne sont pas violents d'habitude mais que se passerait il s'il le devenait tout à coup. Parce que c'est moi il ne me ferait rien. J'ai pensé cela pendant très longtemps et aujourd'hui cette pensée ne me réconforte plus. Je n'ai rien répondu car je ne savais pas quoi répondre. Oui et non étaient toutes deux des réponses fausses. C'était mon meilleur ami, je n'avais rien à craindre de lui jamais, mais une petite voix à l'intérieur de moi ne pouvait pas arrêter de dire oui. Il s'est approché de moi. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de lui, contrôlant chacun de ses mouvements. J'ai reculé jusqu'à buter contre le mur. Les seuls mots qui ont franchi ma bouche à ce moment là furent : "Qu'est ce que tu veux ?" Il a dit qu'il n'y avait aucune raison pour que j'ai peur de lui. Qu'il préférerait mourir plutôt que de me faire du mal. J'en ai conclu que si c'était vrai, je n'avais alors rien à craindre. Thomas est du genre à mettre sa vie en jeu pour n'importe quoi mais je ne dois pas oublié qu'il m'a déjà sauvé la vie, une fois. La cicatrice sur son cou en est la preuve. Il me promit de prendre ses médicaments sans oublier une seule fois si j'acceptais de lui pardonner. Pendant un court instant, je me suis demandé ce qu'il arriverait si je refusais. J'ai naturellement pardonné son geste sans réserve. Il a franchi les derniers centimètres qui nous séparaient et s'est collé à moi, m'a agrippé par les hanches puis m'a soulevé. Je ne touchais plus que le sol que par la pointe des pieds. Tom m'a embrassé. Je n'avais pas peur mais je me sentais confus, je ne savais pas quoi faire. Étrangement il était très doux. Je pouvais voir le contour de sa bouche sans barbe et ses gestes n'étaient plus aussi brusques que la dernière fois. Il me demanda de fermer les yeux sinon "ce ne serait pas agréable". Je l'ai fais et je me suis également accroché à son t-shirt pour ne pas avoir l'impression de tomber constamment. Il a mis son pouce dans ma bouche, je suppose pour que j'arrête de serrer les dents. C'était un baiser très intime et je me suis laissé faire comme un pantin. Ca n'a dû durer qu'une minute et pourtant j'avais l'impression d'être coincé entre le mur et son torse pendant une demie-heure. Quand j'ai enfin retouché le sol j'avais du mal à respirer. Contrairement à la dernière fois, je me sentais bien j'avais même apprécié. Cela n'avait rien à voir avec les baisers que j'échangeais avec Cécile. Il m'arrivait d'être langoureux avec elle mais je ne ressentais pas ça. En retournant à la cuisine, il m'a dit qu'il faisait la même chose avec sa copine et que ça lui plaisait. Il ne voulait pas rester sur quelque chose de déplaisant entre lui et moi. J'étais plutôt d'accord mais je pensais que ça allait se régler devant une bière au bar à coté de l'université, pas en me roulant un patin contre un mur. Il faut reconnaître que ce n'était pas désagréable si on le compare à la dernière fois. Il me tendit un essuie tout. J'ai essuyé la bave à la commissure de mes lèvres puis je suis allé à l'évier me passer le visage à l'eau froide. J'étais rouge comme un homard. J'avais aimé ce qu'il avait fait même si c'était toujours aussi maladroit à mes yeux. Je n'ai jamais encore ressenti une telle chose avec Cécile.



Ressentir, c'est ça qui pour moi était une expérience nouvelle. Le sentiment de désir est quelque chose que je n'avais encore jamais vraiment ressentis jusque là. Je ne me suis jamais intéressé à l'amour, au sex, à l'autre. Cécile est pour moi le moyen de ressentir toutes ces choses. J'en ai compris beaucoup avec elle et j'ai pu ressentir du désir pour quelqu'un. Lorsqu'elle rentre du travail et qu'elle m'embrasse, j'aime ça. Lorsqu'on se fait des câlins devant la télé, j'aime ça. Ce que j'avais fait avec Thomas ce jour là, j'ai aimé aussi. Je ne suis pas amoureux de lui, il est toujours mon ami à mes yeux. La seule chose que j'ai aimé, c'est quand il m'a embrassé comme ça. Je ne saurais pas l'expliquer clairement mais c'est un peu comme si j'avais embrassé Cécile pour la première fois. J'ai eu mal au ventre, j'ai eu chaud, les mains moites. C'était quelque chose de nouveau et de connu à la fois. Même si c'était un homme, c'était bon. J'en ai déduis que peu importe qui nous embrasse, que ce soit un homme ou une femme, on ressent certaines choses qui sont incontrôlables même pour quelqu'un comme moi. J'ai eu chaud à mon coeur congelé.



Nous ne nous sommes reparlés que le mardi qui suivi. Cécile a insisté pour qu'il nous présente sa copine alors nous sommes sortis le soir même au restaurant. Ils étaient déjà là tous les deux en train de boire un verre. Même si elle est jolie, je préfère quand même ma copine à la sienne. Elle a l'air moins niaise et puis, c'est Elle ce n'est pas pareil. Nous nous sommes assis et avons commandé à boire. Il a fait les présentations. Elle est esthéticienne et ils ont le même âge. Elle s'appelle S. Je lui demande comment il a bien pu la rencontrer. A moins qu'il n'aille chez l'esthéticienne en cachette, je ne vois pas comment. Elle me répond aussitôt qu'il lui a donné son numéro de téléphone dans le bus et qu'elle l'a rappelé parce qu'elle le trouvait mignon. Tout est parti de la. C'est typique de lui. Il tente le coup pour le coup et si ça ne marche pas, il n'en subit jamais les conséquences. Nos boissons arrivent, il plonge sa paille dans son orangina et fait des bulles, visiblement désintéressé par la discussion. Un vrai gamin. Sa copine lui donne un coup de coude pour qu'il arrête mais il sourit et continue de plus belle. Je couche ma tête sur la tombe pour me mettre à son niveau et il finit par me regarder avec insistance.


- Qu'est-ce qui y a ?

- T'es vraiment tout petit.

- C'est parce que tu es une girafe que tu dis ça.


Il sort la tête de son verre et se rapproche de la mienne tout en montrant sa copine du doigt. Il me parle discrètement.


- Elle n'a pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour m'embrasser, elle.

 

J'ai compris où il voulait en venir. Il avait finalement déculpabilisé ce qui c'était passé samedi soir alors il se plaisait à me taquiner. Comme il sait très bien que je ne marche qu'une fois sur dis, il essaie. Je rentre dans le jeu pour lui montrer que je ne lui enveux pas. Je pointe Cécile du doigt lui répond.

 

- Ma copine n'est pas une brute.

- La mienne n'est pas en sucre.

 

Je demande à Cécile si je suis en sucre. Elle ne comprend pas du tout où je veux en venir et se met à rire. Elle finit par répondre que non, au contraire je suis plutôt tenace. Je me retourne vers Tom, un air victorieux sur le visage. Il me regarde perplexe en machouillant sa paille.

 

- Mouais... Et est-ce qu'il couine quand tu l'embrasses ?

 

A la fin de sa phrase, mon verre de menthe à l'eau est directement parti se loger dans sa tronche.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 01:39

Avant hier, notre professeur de civilisation greco-latine arrive par le plus grand des hasards sur le domaine de la religion chrétienne au Moyen Age. Aussi nous pose-t-il une question, ma foi fort mal placée dans le contexte je dois dire, à l'approche des fêtes de Noël catholiques.

 

"Quels sont les quatre ordres mendiants ?"

 

J'ai cru entendre vaguement derrière moi "Les Augustins" et "Les clodo". Ne connaissant absolument pas la réponse mais étant un fidèle auditeur de Bouvard, je tante une réponse qui je le sais d'avance sera complètement foireuse.

 

" Les inspecteurs des impôts..."

 

Ainsi commence un fou rire général, suivi par une prise de parole de mon ami Thomas qui s'en ait donné à coeur joie :

 

 

"Mes biens chers frères,

 

j'étais venu ici dans l'intention de vous lire une lettre de Saint Saul adressée aux Corinthiens mais, le temps me faisant défaut, je ne pourrais pas vous lire toute la lettre de Saint Paul adressé aux Corinthiens et je me contenterais de vous lire la fin de la lettre de Saint Paul aux Corinthiens.

Veuillez agréer chers Corinthiens, l'expression de mes considérations distinguées."

 

 

Fort heureusement, le professeur candide a très bien pris tout cela. Cependant, étant trop occupé à essuyer mes larmes dans mon mouchoir en papier, je n'ai pas entendu la réponse du professeur.

 

 

Au final, je ne connais toujours pas les quatre ordres mendiants.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:45

Ce mot ferait peur à tout individus.


 

Quand on prononce "internement", on pense immédiatement à l'asile, aux fous, aux psychiatres de l'URSS, aux expériences illégales sur les patients et à la prison mentale. Il est vrai que l'hôpital psychiatrique a eu longtemps une très mauvaise réputation. Il l'a encore.

 

J'en ai fait l'expérience lorsque j'avais 16 ans, je fus interné à la demande de mes parents.

A cet âge la, je ne me sentais pas bien du tout. Je me remettais sans arrêts en question. Avec Tom, nous avions eu des pensées morbides, nous nous questionnions sur la mort et l'après, sur ce qui peut pousser un homme à se tuer et par quels moyens il y arrive. Le suicide était une question bien délicate et j'y ai pensé beaucoup trop tôt. En 2006, j'étais très mélancolique, dépressif, angoissé, inquiet, cependant je ne le montrais pas à mes parents. Je n'en ai parlé qu'une seule fois à ma mère qui m'avait demandé pourquoi je me sentais dans cet état, mais rien n'étais sorti de ma bouche. Je ne voulais plus sortir de chez moi puis de ma chambre, refusant de manger. J'ai eu les cheveux très longs depuis mon enfance et un jour j'ai tout coupé jusqu'à la base de ma nuque. Aujourd'hui encore je conserve la même longueur. Cette année là, je me suis volontairement entaillé le poignet. Ma maladresse avait a rendu la douleur trop intense, je ne suis pas allé jusqu'au bout.

Suite à ces incidents, mes parents m'ont emmené voir mon pédo-psychiatre qui a recommandé un internement afin de me protéger de moi même. Mes parents ne comprenaient pas mon état. A cette époque ils savaient déjà que j'étais schizoïde, ils ne pensaient simplement pas que les manifestations d'un tel mal être pouvaient aller si loin.

Avec le recul, je pense qu'ils ont bien fait de me faire soigner. Sur le moment, il faut bien avouer que je l'ai très mal pris.

 

 

Je me souviens encore de ce jour.

En psychiatrie, il y a deux types de service. Le service ouvert où l'on trouve des patients dépressifs par exemple. Ce service est dit ouvert parce qu'on peut y entrer et sortir comme on veut. Les visites sont autorisées comme à l'hôpital, les patients peuvent sortir dans le jardin, aller à la cafétéria, aller et venir dans leur chambre comme bon leur semble. Il existe un service plus strict dit fermé, pour les patients qui pourraient être un danger pour eux comme pour les autres. Cela va du schizophrène paranoïaque au psychopathe. Ce service est très encadré par le personnel soignant. Il dispose d'un sas d'entrée et les portes sont fermées à clef, on ne peut pas sortir ni entrer comme on le veut.

Pour accueillir les enfants, il existes des structures spéciales qui prennent en charge les adolescents et enfants uniquement jusqu'à 16 ans. Là où j'ai été, il n'y avait qu'un seul service, fermé. C'était une petite structure avec peu de lits. 

 

Mon père m'avait emmené en début d'après midi, juste après le déjeuner. J'avais mangé avec lui à la cafétéria de son hôpital. Nous sommes arrivés devant une espèce de grande maison, avec une petite cour intérieure, des arbres, des buissons fleuris. C'était joli comme tout.


A une sorte d'accueil, quelqu'un nous attendait. Pendant que mon père parlait à ce qui semblait être une infirmière j'en profitais pour regarder autour de moi. La pièce entière était lumineuse, je n'avais jamais vu un salon aussi grand non plus. Il y avait d'autres ado à l'intérieur. Mon père m'a ensuite prit part le poignet pour que je le suive, voyant que je rêvassais. On nous a conduit à ce qui serait ma chambre pour les 15 jours à venir. L'infirmière nous fit le tour de se qui s'y trouvait rapidement. Elle expliquait visiblement plus les choses à mon père qu'a moi. Sa main était moite et il acquiesçait à tout ce qu'elle lui disait. Je le sentais nerveux.

Les fenêtres ne s'ouvraient pas complètement et tous les meubles étaient comme vissés au sol. Il y avait deux lits et une salle de bain juste à côté. Je me souviens que le miroir était minuscule, je pouvais à peine voir mon visage en entier dedans. La visite finie, j'ai du vider le contenu de mon sac afin que tout soit contrôlé une dernière fois. L'infirmière passa brièvement en revu ce que j'avais emmené.

 

Elle nous proposa de visiter la maison avant de partir. Nous avions pris une bonne demi-heure je pense pour faire tout le tour de la structure tranquillement. Aujourd'hui je ne me souviens que de la façade avant et de la couleur orange de la salle commune. Vint le moment où mon père allait partir. Je n'ai pas une relation fusionnelle avec lui, loin de là mais je m'entend très bien avec mes parents. S'il y a bien quelqu'un avec qui j'aime parler c'est lui. A ce moment là je n'avais pas envie qu'il s'en aille et qu'il me laisse ici. Je lui ai demandé s'il ne pouvait pas rester un peu plus longtemps mais il m'a répondu qu'il devait prendre sa garde bientôt. J'avais les larmes aux yeux et je lui ai redemandé encore une fois en insistant sur le "s'il te plaît". Il essaya de se montrer ferme, me disant que si j'étais ici c'était pour mon bien. Je le savais, mais je ne voulais pas me retrouver avec des inconnus. Je savais bien qu'il finirait par craquer car c'est un véritable papa poule qui est incapable d'être autoritaire autant qu'il le voudrait. Je lui ai pris la main et je me suis mis à sangloter, demandant une nouvelle fois de ne pas me laisser ici. J'ai fais cette demande dans sa langue maternelle, en russe. Il m'a serré dans ses bras et est resté une heure de plus, retardant sa garde. J'ai eu beaucoup de mal à me calmer. Je crois bien que je ne l'ai jamais serré aussi fort de ma vie.

 

Finalement il partit. Je ne pleurais plus mais j'étais très inquiet sur ce qu'il allait m'arriver. Je suis resté toute la journée dans ma chambre. Le soir venu, je suis appelé pour manger. Pendant le dîner, une maman et un garçon traversent la salle commune puis de nouveau quelques minutes plus tard vers la sortie. A la fin du repas je retourne dans ma chambre immédiatement, refusant de rester parmi tout le monde. J'étais en train de ranger mes affaires et une infirmière entra avec le garçon que j'avais vu quelques minutes plus tôt. Ce serait mon compagnon de chambre comme elle l'appelait. Elle me l'a présenté mais je ne me souviens plus de son nom. Il était dépressif. Ça commençait très mal, je pensais être au moins seul ici. Je n'ai pas dis un mot, lui non plus. Il avait l'air de se sentir plus à l'aise que moi ici. Je me rappelle qu'il avait apporté des cartes à jouer et qu'il y en avait partout sur son lit. Je me suis couché et j'ai fais semblant de dormir. Je ne me suis endormi que bien plus tard.

 

Le reste de la cure c'est globalement bien passé. Mes parents venaient me voir autant de fois qu'ils le pouvaient. Mes petites soeurs sont venues aussi. Je n'ai pas entretenu de bonnes relations avec le garçon qui partageait ma chambre, nous ne nous parlions quasiment jamais. J'ai vu plusieurs fois un psychiatre avec qui j'ai très peu discuté au final. Il m'a prescrit des anxiolytiques. J'ai participé à des activités de groupe qui furent une catastrophe. Je n'ai pas réussi à avoir le moindre contact avec les autres patients, seule l'infirmière qui s'occupait de me donner mes médicaments avait réussir à me sortir de ma torpeur. En rentrant chez moi, je n'ai jamais été aussi content de retrouver ma chambre.

 

 

Je n'ai jamais plus essayé de me faire du mal. Je ne sais toujours pas si c'est le traumatisme d'être rester dans cette institution, les benzo ou encore le psy qui y est pour quelque chose. Quoi qu'il en soit, l'hôpital et son service ouvert me convienne bien mieux aujourd'hui. J'ai réussi à nouer des liens avec le personnel soignant et j'y retourne volontiers avant de reprendre les cours à l'université. Cela fait partie intégrante de mon équilibre mental. Bien évidemment, j'espère qu'un jour je serais débarrassé de mes angoisses et de se qui me ronge à l'intérieur. Je ne sais pas encore ce que c'est, j'essaie tous les jours d'en découvrir d'avantage.

Être en couple fut un pas de géant pour moi, je commence à m'y faire. Je ne peux pas dire que je me sens heureux mais je pense toucher du doigt une petite part de bonheur auquel on a tous le droit. Je ne serais jamais normal, je resterai schizoïde. Cela ne m'empêchera pas de vivre.

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:03

La voilà, la Pomponette :

 

pomponette.jpg

 

 

... à ma place sur le lit.

 

Mais qui est Pomponette ? Avant d'être celle qui se prélasse sur les genoux de sa maîtresse, il s'agit d'une chatte de l'univers du film de Marcel Pagnol, La Femme du boulanger sorti dans les années 30-40. Elle apparaît dans une scène bien connue où elle incarne l'habile métaphore de la femme qui trompe le boulanger.

 

Ici, Pomponette incarne plutôt la flemmardise et la nonchalance, chatounette qui passe du canapé au lit en passant par la gamelle et les genoux de sa mère. Je l'ai prise dans mes bras mais je l'ai bien vite reposée. En effet depuis que mes cheveux sont une source de nourriture ainsi qu'une "réplique de serpillière" (c.f Cécile) pour elle, je ne la prend plus du tout. Il lui est aussi arrivé hier soir de venir me pétrir le ventre et de m'écraser une partie assez sensible de mon anatomie. Finalement, elle passe le plus clair de son temps sur les genoux de sa maman à lui faire des câlins et ne vient emmerder son papa que lorsqu'elle a faim.

 

Il faut savoir que pour une fois j'ai eu mon mot à dire dans cette histoire.

A la base, elle devait s'appeler Nikita mais ça ne me plaisait pas. Cécile avait encore pas mal de nom en tête : Natasha (hôtesse de l'air ?), Minette (t'as rien de plus original ?), Bijou (ho non...), Parme (on va en faire du jambon ? hin hin...) etc...

Bref, une catastrophe. Cependant, madame voulait quelque chose de doux, qui sonne confortable comme le poil d'un chat et mignon.

J'ai cherché pendant 2 jours dont un endormissement devant la TV avant de trouver Pomponette, le chat de Pagnol.

Moi qui aime la littérature, je ne pouvais que rendre hommage à ce monsieur et à cette scène du film si culte.

 

C'est passé comme une lettre à la poste. Moi qui ne voulais pas de chat, j'ai trouvé son nom.

 

 

Avoir un chat n'est pas si mal. C'est indépendant, pas prenant, ne demande pas de gros soins et relativement lent dans ses mouvements (du moins mon animal). La voir se prélasser me relaxe, elle ne m'embête pas beaucoup même si j'exagère beaucoup, je m'amuse avec elle allant jusqu'a lui fabriquer son premier jouet.

 

J'aime bien mon chat.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 13:42

Septembre sonne à mes oreilles comme reprise du travail, rentrée scolaire, pluie et entrée à l'hôpital. C'est un moment que j'apprécie même si cela parait au premier abord un peu étrange. Là-bas, je suis seul et bien, je ne ressens aucun stress. Je vais donc y aller pendant 2 semaines histoire d'appréhender la rentrée prochaine.

 

Depuis débout août, pas mal de choses ont changé. Nous avons déménagés avec l'aide de nos parents dans notre nouvel appartement. Ma mère était un peu inquiète mais ses inquiétudes se sont vite dissipées au fil de la journée. Nous avons reçu une proposition de don de chat de la part d'une dame qui souhaite se séparer d'une portée. Lorsque je serais de retour, nous aurons la bête à l'appartement enfin Pomponette sera là (merci Pagnol). Elle est encore toute petite mais lorsque j'ai vu la mère, je me suis demandé si j'allais également avoir une espère de serpillière extra large qui perd ses poils dans mes pieds. Visiblement oui... Cécile part contre est enchantée. De toute façon, c'est elle qui passe l'aspirateur.

 

 

Je vais voir mon psychiatre une fois sur place, je lui parlerais longtemps de l'été que j'ai eu et en particulier de ce qui nous est arrrivé à moi et à Tom. En ce qui le concerne, je sais qu'il se trouve chez sa mère en ce moment. Il a plutôt bien pris mon déménagement, cela ne lui a pas fais grand chose. Il doit lui aussi entré à l'hôpital mais plus tard. Une chose inquiétante est apparrue depuis quelques semaines à son propos. Je me suis rendu compte qu'il entendait des voix, ce qui est mauvais signe. Il parle seul, répond à sa télévision et la couvre, disant qu'elle lui parle et qu'il n'aime pas ça.

Je n'avais pas envie de le laisser seul mais là, j'ai vraiment l'impression que quelque chose ne va pas. J'espère qu'il ne fera rien de bizarre maintenant que je n'habite plus en dessous de chez lui.

 

Mis à part cet évènement, le déménagement m'a beaucoup fatigué mais je suis étonné moi même de ne être plus stressé que ça. J'ai a présent ma pièce à moi, une espèce d'atelier dans lequel j'ai mis toutes mes affaires, autant dire qu'il y a du monde la dedans. C'est un endroit où personne ne peu entrer à part moi, pas même Cécile. Je lui ai défendu d'y faire le ménage. Je me ainsi faire le point et m'isoler quand j'en ai besoin. J'y passe quasiment la journée entière, je n'en sors que rarement. Je la range, je joue de la musique, je vais sur l'ordinateur, je lis, j'écris, je travaille dedans. Je me sens bien.

Et la chatte n'aura pas le droit de rentrer dedans !

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:36

La jalousie est un sentiment que je n'ai jamais ressentis. A la télévision, il m'arrive de voir un film où une femme est jalouse d'une autre. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi on était jaloux de quelqu'un. Est ce de l'envie ? Une preuve d'amour, comme le disent certains ? Je ne sais pas. Seulement, je ne vois pas en quoi être jalouse ou jaloux changerait quelque chose. Si j'aborde ce sujet c'est parce que j'en ai fais l'expérience.

 

 

Nous avons trouvé un appartement plus grand. Il se trouve en dehors de la ville, à 1/2 heure de la faculté mais ce n'est pas très grave, il est vraiment sympa et plus spacieux. Le déménagement est pour bientôt. Entre temps, nous avons effectué la visite de nombreux appartements avec une jeune femme de l'agence que nous avions choisis. Je me rappelle qu'elle était blonde avec un chignon. Si je n'y prêtais pas vraiment attention, c'était tout le contraire pour elle.

 

D'après Cécile, elle ne regardait que moi, s'arrangeait pour être toujours dans la même pièce et passait souvent sa main sur mon bras. Un geste intolérable. Si bien que ma charmante colocataire-petite amie-folle de chats me fit une crise de jalousie en demandant une autre personne pour faire les visites. Bien enttendu, l'agence de lui accorda pas son petit caprice aussi, elle me demanda un soir devant la télévision  :

 

"Comment tu trouve la fille de l'agence ? Celle qui fait les visites ?"

 

Je ne savais que répondre. La femme de l'agence n'avais pas attiré mon attention du tout, je ne savais que dire sur elle si ce n'était qu'elle faisait son boulot, tout simplement. Mais Cécile demeurait mal à l'aise. Elle n'arrêtait pas de se lever du canapé, refusant même un câlin. Je savais que quelque chose n'allait pas et je décidais de lui demander franchement. C'est à ce moment là qu'elle me parla de l'attitude que la dame de l'agence avait avec moi. Je n'avais absolument pas fait le rapprochement avec ce pseudo flirt et le fait qu'elle pouvait me plaire.

 

"Mais c'est que tu es...jalouse ?"

 

La seule réponse que j'obtins fut un petit "oui" timide et Cécile m'écrasant de tout son poids. Elle a perdu une boucle d'oreille dans la bataille.

 

 

La jalousie est un sentiment que l'on ressent lorsqu'on est amoureux, j'en ai la certitude sinon elle ne m'aurait pas serré si fort. C'est une manifestation très possessive : tu es a moi et je n'ai pas envie de tu aille voir ailleurs ou que tu cède aux avances de quelqu'un d'autre. Cela peut être maladif mais d'un côté, je comprends un peu mieux pourquoi on dit que c'est aussi une sorte de preuve d'amour. La preuve que l'on aime quelqu'un  et qu'on a envie de le garder près de soi le plus longtemps possible. Je serais peut être jaloux de son chat si un jour on le trouve, surtout s'il vient squatter le canapé le soir. Je dis ça, mais je sais bien que c'est quelque chose que je suis incapable de montrer. Mais est ce que je suis capable de le ressentir ? Aucune idée, je n'ai jamais été jaloux. Quoi qu'il en soit, je tâcherai de faire un peu plus attention lorsque nous serons avec une autre femme dorénavant.

Je n'ai pas envie qu'elle se jette sur moi tout les soirs.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 18:23

Finalement, je suis sortis ce matin même. Mon père est venu me chercher. Je suis rentré chez moi aux alentours de 11h, le temps de régler tous les papiers administratifs et de voir mon psychiatre. C'est la première fois que je prends autant de médicaments à la fois, mais je suis content de retourner à la maison. Mes petites soeurs seront en vacances demain et j'ai déjà été assigné au poste de maître nageur à la piscine. Je devrais entre autre surveiller les Barbie.

 

Seulement tout ceci n'est pas ma préoccupation première. J'ai attendu un peu avant de me décider à appeler Cécile. Je préférais l'avoir de vive voix, sans passer par l'ordinateur. Je lui ai demander de me rejoindre à l'appartement pour discuter, elle y était déjà. Cela faisait 2 semaines qu'elle y était revenue pour faire le ménage et prendre des nouvelles de Thomas. Il l'a aidé à réparer une étagère pendant mon absence. A mon arrivée, rien n'avait changé de place, tout était comme avant. Il faisait sombre, elle avait tout fermé pour que le frais reste le plus longtemps possible. Nous étions en plein après midi et il faisait tout de même très chaud à l'intérieur. Je ne lui ai pas laissé le temps d'engager une conversation, je lui ai dis que je voulais rester avec elle mais que j'avais besoin de temps pour m'habituer à ce changement. Je ne voulais pas, pas du tout, devenir ca nouvelle dépendance affective, une espèce de bouée de sauvetage pour elle et son ego. Je n'y arriverai jamais.

 

Elle m'a alors répondu qu'elle n'était pas dépendante à moi puisqu'elle était prête à partir, à tout lâcher et à revenir vivre chez ses parents. Ce n'était pas la première fois qu'un homme voulait la quitter, elle a apprit à vivre avec cette option dans un coin de sa tête. Elle voulait que l'on s'arrête là puisque c'était si difficile pour moi. Durant tous ces mois passés ensemble, j'étais à ses yeux son petit ami mais pas le prince charmant. Elle préférait vivre seule plutôt que de souffrir inutilement, de ne pas se sentir aimer par quelqu'un d'aussi proche.

Elle m'a dit que je n'avais pas rempli mon rôle.

 

J'ai alors appris d'un petit ami, un mari, un amant, quelqu'un qui partage la vie d'une autre personne la complète sans le vouloir. Je ne suis pas parfait, elle non plus et nous ne le serons jamais, même à deux et en faisant beaucoup d'efforts. Cependant, on peut toujours essayer de faire fonctionner la machine le plus longtemps possible.

Je n'ai pas la notice pour le fonctionnement de cette machine. Je ne l'ai jamais trouvé. D'après elle, tout le monde la trouve. Il arrive juste qu'on la perde ou qu'on ne sache pas la lire. Elle en a une, pleine de ratures et vraiment pas bien rédigée mais elle en a écrite une autre, sans rien demander à personne. Celle-ci lui convient, au delà de tout ce que les autres peuvent en dire. Au fond d'elle, elle n'a pas envie que cela s'arrête et moi non plus.

Si l'on ne m'apprend pas, je ne saurais jamais le faire. Elle veut bien m'apprendre.

 

 

 

Il est normal qu'une personne s'accroche à une autre lorsqu'elles s'aiment. Pour fonder une relation, il faut être proche l'un de l'autre, pas à des centaines de kilomètres. Même si je suis loin d'elle dans un sens, il va falloir que je me rapproche si je veux que ça marche. J'ai eu peur, j'ai encore peur de se rapprochement si soudain pour moi. Aujourd'hui, nous avons trouvé une méthode plus efficace pour nous rapprocher, je n'y avais même pas songer. J'en rougis, mais c'est quelque chose que je ne peux pas mettre par écrit. 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 02:06

Je n'ai pas publié depuis un moment sur ce blog, ni ailleurs. Il s'est passé des choses depuis mon départ en vacances. Je ne pense pas raconter tout ceci en détails cette fois, peut être une autre.

 

Ma copine et moi devions partir chez des amis pour quelques jours, pas très loin de chez nous. Seulement, mon GPS n'étant pas à jour, j'ai fais un détour de plusieurs kilomètres à cause de travaux non signalés. Nous nous sommes alors arrêtés dans un village pour y passer la nuit, n'en pouvant plus de conduire. La nuit que nous avons passé, moi et Thomas fut l'une des pire de notre vie. Nous nous sommes fait agresser, en partie à cause de l'insouciance malheureuse de mon ami.

Je m'en suis tiré avec une côte cassée, une autre fêlée et deux points de suture sur l'épaule. Aucun de nous n'eus peur lors de l'agression, nous nous sommes même défendus. Ce sont les séquelle psychologiques importantes qui demeures, autant pour moi que pour Cécile.

 

 

Le résultat est que j'ai du retourner en hôpital psychiatrique, ne me sentant vraiment pas dans mon assiette. Tout cela, n'était pas vraiment du à l'émotion de cette agression, mais plutôt à une soudaine prise de conscience qui fut pour moi comme un coup de couteau dans le coeur. Lorsque ces évènements ce sont passés, c'est Cécile qui m'a vu en premier. Elle pleurait beaucoup, j'étais incapable de lui dire quoi que ce soit, si ce n'est qu'elle me faisait mal à force d'appuyer sur ma poitrine. Je n'ai pas su trouver un seul mot réconfortant, tellement ma douleur physique était intense. Elle s'accrochait à moi et d'un coup, j'ai compris que c'est de moi dont elle était dépendante. Aussitôt, je me suis mis à angoisser. Je ne pouvais pas concevoir cela, je ne me sentais tout bonnement pas prêt à assumer ce rôle; celui du véritable petit ami, celui dont elle avait toujours voulu que je tienne. Dans ma tête, le fait que l'on forme un couple soit une chose, mais que cela dure, ce n'était pas encore une idée fixe.

 

Durant ma convalescence, je suis retourné chez mes parents et elle chez sa mère, ne pouvant rester seule dans l'appartement. Elle venait me voir très souvent et son omniprésence m'inquiétait de plus en plus. Un jour où j'étais particulièrement fatigué et ne pouvant plus de l'entendre, de la voir pleurer, nous nous sommes disputés. Voyant que je commençais à me faire du mal, mon père m'a emmené à l'hôpital. Le psychiatre jugea sage que j'y reste au moins quinze jours, le temps de décompresser et de faire le point. Ma psychologue à même pris sur ses derniers jours de congés pour venir me voir. Cela va faire bientôt un mois que j'y suis. Je devrais retourner chez mes parents d'ici la fin de la semaine.

Durant ce labs de temps, je n'ai pas contacté Cécile une seule fois. Je sais qu'elle s'est plusieurs fois présentée à l'accueil de l'hôpital, mais j'ai toujours refusé d'aller la voir. Elle m'a finalement envoyé un mail lundi soir disant que si je le souhaitais, nous pourrions mettre un terme à notre relation.

Je n'ai pas encore répondu, je n'y ai même pas encore réfléchi. Je ne sais pas.

 

 

Cela pourrait être une opportunité d'être à nouveau seul et libre de faire ce dont j'aurais envie mais d'un côté, tout le chemin que j'aurais parcouru depuis que nous nous sommes rencontrer n'aurait alors servi à rien. Je me suis promis de lui répondre demain, quelque soit la réponse.

En attendant, je ne dors pas.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 01:35

Bonne nouvelle.

 

Madame a obtenu sa licence avec mention et sa soutenance de stage fut un succès auprès du jury. La voilà donc rassurée pour tout l'été. Elle a  reprit les recherches du chat idéal, que nous n'avons pas encore trouvé. Renseignements pris, un Main Coon ou un Norvégien coute cher et finalement elle cherch1erait un chat à poil long simplement.

Quant à moi, j'ai validé ma 2ème année, de justesse je dois dire mais au moins, c'est fait.

 

Afin de fêter ces évèvements, nous allons partir dans un village chez des amis de Cécile pendant 2 ou 3 jours. Je vais devoir conduire, j'espère ne pas me taper uniquement des départementales. Je vais emprunter le GPS du paternel, ce ne serait pas une mauvaise idée.


Je dois dire qu'aller chez des inconnus, je n'apprécie pas beaucoup. Mais d'après Cécile, ce sont des gens tout à fait charmants. Je veux bien le croire, mais me le faire rentrer dans le crane sera plus difficile. Cela fait longtemps qu'elle me parle de ce voyage et j'ai eu du mal à dire oui. D'une part, parce que je ne les connais pas et je ne les ai jamais vu, d'autre part, parce que j'aime bien rester dans un endrois famillier hors ce village se situe dans un patelin ou je ne suis jamais encore allé. C'est pour cette raison, entre autre, que j'ai demandé à Tom de venir. Il n'a pas refusé mais a insisté pour prendre un herbier. Je me demande ce qu'il cherche encore à faire. En parlant de lui, il a aussi eu ses examens, avec brio comparé à moi.

 

Nous verrons bien comment cela se passe mais je sais déjà que je vais avoir du mal à ne pas m'effacer devant tout le monde.

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  • : Récit d'un schizoïde
  • : J'ai décidé d'ouvrir ce blog et de laisser mon témoignage sur ma vie en tant que schizoïde au quotidien. Il pourrait être utile à tous ceux qui souffrent de la même pathologie, afin de découvrir les autres sous un angle différent, ainsi qu'à leurs proches qui pourraient être à même de mieux les comprendre.
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